DESCRIPTIF LA PÊCHE AU COUP

LA PÊCHE AU COUP

DESCRIPTIF


La pêche au coup est pratiquée par des milliers d'adeptes en France, quels que soient leur âge et milieu social. Cette grande popularité s'explique par une abondance et grande diversité de poissons blancs : gardons, brèmes, ablettes, goujons, tanches, carpeaux, hotus, chevesnes, barbeaux etc...Bien que statique, cette technique demande un certain sens de l'eau.
Contrairement à d'autres types de pêche où l'on se déplace pour chercher le poisson, il s'agit de faire venir le poisson sur le "coup" en amorçant, en rivière, étang, canal ou lac.
On appâte avec des amorces (mélange de farines), des graines (chènevis, blé , mais..) et des appâts vivants (asticots, pinkies, fouillis de vers de vase...). La pêche à la canne au coup sans anneaux est certainement la plus pratiquée. C'est aussi celle par laquelle tout pêcheur a débuté.
Le terme générique de "pêche au coup" englobe différentes techniques de pêche avec moulinet telle que l'Anglaise, la Bolognaise, Feeder/Quiver..., importées par nos voisins anglais et italiens, précurseurs en la matière.
Il y a quelques années, on pratiquait à l'aide d'une canne à pêche en bambou ou en fibre de verre. Aujourd'hui, le matériel a considérablement évolué avec entre autre l'apparition du carbone. Plus légères, les cannes sont télescopiques ou à emmanchements et peuvent atteindre, en compétition des longueurs jusqu'à 14,50 mètres.

La pêche au coup se pratique partout et toute l'année. L'hiver est la saison idéale pour l'ablette, le printemps est la période de prédilection pour la tanche. Le goujon et la brème préfèrent l'été et le gardon quand à lui n'a pas de saison.

DIFFERENTES TECHNIQUES

LA PECHE A LA CANNE AU COUP
C'est à "coup" sûr la technique la plus pratiquée. Il existe deux grandes familles de cannes : télescopique et emmanchement.

TELESCOPIQUE
On appelle "mitraillette ou gardonnette", les petites cannes télescopiques flexibles entre 1.50 m et 5 mètres. Ces cannes sont faites pour résister à des lancers et ferrages fréquents. Elles sont de faible encombrement, se rangent en rentrant tous les brins dans le talon et se montent en un tour de main. Légères, elles conviennent parfaitement pour la friture de gardons, ablettes, goujons...
Des cannes plus longues (jusqu'à 10 mètres), peuvent être utilisées pour répondre aux besoins des pêcheurs (distance et profondeur).

A EMMANCHEMENTS
Comme son nom l'indique, une canne à emmanchements est composée de plusieurs éléments qui s'emboîtent les uns dans les autres.
Sa longueur peut atteindre 14,50 mètres, longueur maximum autorisée en compétition. Contrairement aux cannes télescopiques, le principe de l'emmanchement autorise l'utilisation de la canne à différentes longueurs. On peut ainsi avec une canne de 9,50 m obtenir rapidement et facilement une canne de 6,50 m en enlevant 2 éléments.

Ces cannes sont équipées d'un scion creux dans lequel on monte un élastique sur un, deux ou trois éléments. Ainsi, à la prise d'un gros poisson, l'élastique sert d'amortisseur, permet le combat malgré un nylon de faible diamètre et procure une sécurité indéniable au pêcheur. De plus, on emboîte ou déboîte à volonté, un ou plusieurs éléments de la canne pour compenser la longueur d'élastique sortie.
Dans la plupart des cas, on adapte la longueur de la ligne en fonction de la profondeur de l'eau.
On limite ainsi la longueur de la bannière (distance de nylon entre le scion et le flotteur). Ceci permet un bon contrôle de la ligne, sans que le vent ou le courant, n'influence son déplacement.

Descriptif de la ligne pour la pêche au coup

Le flotteur est l'élément principal de la ligne. Sa position sur le fil détermine la profondeur de pêche.
Le rôle du flotteur ou "bouchon" est de soutenir l'esche à la hauteur voulue et de l'accompagner tout au long de la coulée. Il sert aussi à indiquer au pêcheur la moindre touche occasionnée dès qu'un poisson mord.
Il existe de nombreuses tailles et formes qui permettent de s'adapter en fonction des différents parcours et conditions de pêche (vent, profondeur, force du courant, taille du poisson...).

Les flotteurs

A. Fusiforme / B. Goutte d'eau / C. Boule / D. Plat

* Les formes plus couramment utilisées sont : FUSIFORME, de forme allongée type "carotte", pour la pêche technique sans vent en eau calme.

* GOUTTE D'EAU, ressemble à une poire plus ou moins allongée avec une quille très longue pour une meilleure stabilité, une bonne tenue au vent et d'une grande sensibilité. C'est la forme polyvalente par excellence et de loin la plus utilisée.

* BOULE, d'une forte portance, trapus et destinée à la pêche de fond des beaux poissons en courant., ces flotteurs permettent d'utiliser des esches de grosses tailles (terreau, ver de terre, maïs...).

* PLAT, réservé exclusivement à la pêche de fond ligne arrêtée dans le courant.
Sa faible épaisseur offre peu de prise à la force de l'eau.

Un flotteur est composé de trois parties distinctes :

* L'ANTENNE :
Plusieurs matériaux sont employés : fibre, plastique et métal... Les antennes fibres et plastiques équipent la plupart des flotteurs. Très visibles, elles offrent une bonne sensibilité à la touche.
Les fines antennes métalliques sont destinées aux pêches très techniques où la sensibilité revêt un caractère primordial.
Souvent de couleur orange fluo, elles peuvent être jaune fluo ou noir pour offrir une meilleure visibilité en fonction de la luminosité (reflets, vagues, ombres...).
A cet effet, certains flotteurs ont une antenne interchangeable. Plus une antenne est fine, meilleure est la pénétration dans l'eau.

* LE CORPS :
La plupart des flotteurs sont fabriqués à partir de Balsa ou mousses synthétiques.
La densité très faible de ces deux matériaux assure une excellente flottabilité et autorise une forte portance en plomb.
Dans la plupart des cas, le corps du flotteur est relié à la ligne à l'aide d'un petit oeillet métallique implanté sous l'antenne.

* LA QUILLE :
En fibre, métal ou bois, elle sert principalement à la stabilité du flotteur. Equipée de bagues silicone (ne blesse pas le fil) elle permet aussi de régler le flotteur à la hauteur voulue sur la ligne.

Les autres composants de la ligne sont :

* Le corps de ligne, constitué d'un mono-filament de nylon fin et souple d'un diamètre allant de 8 à 10/100 pour les petits poissons et de 10 à 16/100 pour les plus gros.

* La plombée, est la masse de plomb nécessaire à l'équilibre du flotteur. Cette masse peut être composée d'une plombée massive (type olivette) ou d'un ensemble de plombs plus ou moins étalés et parfois de tailles différentes. Dans ce cas, la plombée est dégressive, le plus gros plomb vers le flotteur et le plus petit vers l'hameçon. Ce plomb, appelé "plomb de touche", permet une meilleure perception des touches "à relever" (quand le poisson remonte vers la surface après avoir engamé l'appât).

La plombée massive ou étalée permet une descente plus ou moins rapide de l'esche. Sa répartition et son positionnement sur la ligne ont un rôle déterminant tant dans la présentation de l'appât que dans la perception de la touche.

* Le bas de ligne, est la partie terminale de la ligne. Il est constitué d'un nylon de diamètre toujours inférieur au corps de ligne (souvent de 2/100) généralement relié boucle dans boucle (voir rubrique "Noeuds de Pêche") et terminé par un hameçon.

Sa résistance plus faible permet en cas de casse (accroche ou gros poisson) de limiter la perte de la ligne à celle du bas de ligne. Sa finesse, sa souplesse et sa discrétion permettent une meilleure qualité de présentation de l'appât.

* L'hameçon, est également un élément très important.
Sa taille, sa forme et sa résistance diffèrent suivant l'esche employée et le type de poisson recherché (fin de fer pour esches fragiles, renforcé pour gros poissons...).

Quelle que soit la qualité de montage de la ligne, son contrôle en action de pêche sera déterminant quant à la quantité de poissons attrapés.
Exemple : en rivière, l'esche portée par l'hameçon, décrit une coulée sous l'influence du courant. On peut alors pratiquer la "retenue" de la ligne qui arrête le bas de ligne, puis le "relâcher" qui lui fait reprendre le fil du courant ou encore "l'aguichage" qui consiste à remonter légèrement la ligne, puis à la redescendre.
Dans tous les cas, il s'agit "d'exciter" le poisson pour le rendre mordeur.

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Commentaires (1)

1. pecheur01 13/10/2009

Bravo pour cet article

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